Un programme de musculation

Force et condition physique : les remèdes du futur

La légendaire fontaine de Jouvance est devenue réalité. Il y a plusieurs siècles, Ponce de Léon était parti à sa recherche, instaurant ainsi une quête qui se poursuit jusqu’à ce jour. Quoiqu’agréables pour y nager, les eaux des Bahamas et de la Floride dont Léon pensait qu’elles redonnaient santé et jeunesse n’eurent pas tout à fait cet effet-là. N’imaginez pas non plus que la réponse se trouve au sommet de quelque lointaine montagne. En fait, c’est entre vos mains que se trouve l’objet de cette quête, car la réponse à ce rêve est là, dans les lignes mêmes de cet article.

Cette découverte, nous l’avons faite il y a un demi-siècle, mais nous n’avons pu en apporter la preuve que récemment. Au cours de ces toutes dernières, années, les chercheurs ont appris beaucoup de choses sur les bienfaits propres à la musculation pour les personnes de plus de 40 ans et au-delà. L’activité physique peut retarder, diminuer ou entraver complètement les mécanismes associés au vieillissement; elle peut permettre de remonter le cours du temps, de paraître et de se sentir plus jeune.

Si vous avez déjà un certain âge, vous savez que vous êtes plus lent, que vous avez moins d’énergie, que vous avez plus de douleurs et que vous allez plus souvent chez le docteur. Les médecins avisés diagnostiqueront peut-être chez vous une fonte musculaire liée à l’âge et courante chez tout individu après 40 ou 50 ans.

L’être humain a été conçu pour faire usage de son capital musculaire et la maxime « utilisez-le, sinon vous le perdrez » est pleine de vérité. Si nous ne sollicitons pas ces muscles en les faisant travailler, nous nous affaiblissons rapidement. Nous sommes incapables de lever un poids, de monter des escaliers, de courir, de marcher ou même de nous tenir sur une jambe pendant plus de deux secondes. La recherche a montré qu’en vieillissant, le métabolisme ralentit, entraînant cette apparence bouffie à partir de la quarantaine. Si l’on ne fait rien, on peut perdre jusqu’à 3 kg de muscle par décennie, sans parler de la perte osseuse.

À l’âge de 70 ans, on peut avoir perdu jusqu’à 40 % de son capital musculaire et de sa force.

Comment rester jeune ?

Quelle est la réponse ? C’est de pratiquer le bodybuilding tel que nous le connaissons depuis plus de 50 ans, c’est-à-dire gagner du muscle et de la force par un entraînement en résistance progressif. La science actuelle montre qu’il faut environ 77 calories par jour pour préserver un kilo de muscle, contre 4,5 calories pour un kilo de graisse. Cela signifie que si vous avez perdu 9 kg de muscle à cause d’un mode de vie sédentaire, votre dette en calories aura été de 700 par jour, simplement par manque d’activité. La construction musculaire peut contribuer à contrôler et à endiguer de nombreuses pathologies liées au vieillissement : les maladies coronariennes, le diabète, l’hypercholestérolémie, l’hypertension, l’arthrite, l’ostéoporose et la dépression. Si cette information vous était déjà connue, saviez-vous que ces fibres musculaires affaiblies, presque « en veilleuse », peuvent être réveillées de nouveau par le biais d’un programme de musculation avec charges additionnelles avec, au bout du compte, une augmentation du volume musculaire total ainsi que du poids ?

En termes de progrès relatifs en musculation, ce que l’on peut faire à 20 ans peut encore être réalisé à 40, 50, 80 ou 90 ans. Qui sait jusqu’où ira la génération vieillissante des premiers bodybuilders dans le prolongement de leur mode de vie. J’en fais partie et il yen a d’autres autour de moi. Avec tant de preuves scientifiques à l’appui, nous risquons fort d’apporter de très grands changements à la manière dont les générations futures vivront leur vie et en allongeront la durée. Même le milieu médical, qui se soucie traditionnellement de maintenir la vie de l’homme, a reconnu le fondement de cette approche. Cette hygiène de vie est devenue le remède alternatif et complémentaire du futur. Tandis que nous sommes au 21e siècle, la santé et la pérennité de notre espèce dépendent d’un simple processus physiologique que nous avons promulgué il y a plusieurs dizaines d’années, à savoir le développement du muscle et de la force.

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