Djilali Belhaouas : le braqueur en fauteuil roulant de Vitry

Le savez-vous ?

Dans quelle ville de banlieue parisienne Djilali Belhaouas a-t-il grandi ?

À Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, commune du sud de Paris surnommée « la capitale du braquage » dans les années 1980.

Quel événement a causé la paralysie de Djilali Belhaouas ?

Un cancer diagnostiqué à l'âge de six mois l'a laissé paraplégique. Il a passé toute son enfance entre hôpitaux et centres de rééducation.

Combien de condamnations pénales a-t-il cumulées au cours de sa vie ?

37 condamnations, selon son propre témoignage recueilli par StreetPress en 2022. Il a purgé au total plus de huit ans de détention.

Jérôme Pierrat revient sur Djilali Belhaouas, le 11 octobre 2025.

Djilali Belhaouas, surnommé « le Miraculé », est une figure singulière du grand banditisme français. Né à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne, il a été paralysé dès l'âge de six mois après un cancer. Son enfance s'est partagée entre les hôpitaux, les centres de rééducation et une colère sourde contre un système qu'il jugeait inadapté. La mort de son frère, abattu lors d'un braquage, a fait basculer sa vie. Malgré son fauteuil roulant, il a mené une carrière dans le crime, totalisant 37 condamnations et plusieurs années de détention. Son parcours a inspiré un projet de biopic porté par la réalisatrice Leïla Sy, et plusieurs médias ont recueilli son témoignage. Sa disparition en mai 2026, saluée par de nombreux hommages sur les réseaux sociaux, a remis son histoire sous les projecteurs.

Qui est Djilali Belhaouas ?

Djilali Belhaouas est un ancien braqueur français, né et élevé à Vitry-sur-Seine dans le Val-de-Marne. Un cancer diagnostiqué à l'âge de six mois l'a rendu paraplégique. Toute sa jeunesse s'est déroulée entre les hôpitaux et les centres de rééducation de la région parisienne. Les autres enfants couraient, lui regardait. Cette frustration l'a forgé : rage, refus de la pitié, besoin de prouver que le fauteuil roulant ne définissait pas ses limites. Surnommé « le Miraculé » par son entourage, il a survécu à des épreuves médicales que beaucoup n'auraient pas traversées. Le surnom lui est resté toute sa vie. Plusieurs médias l'ont repris, dont Le Parisien, qui l'a utilisé en titre d'un article en 2022. Son parcours rappelle celui d'autres figures dont le destin a pris un tournant très tôt, comme le gymnaste Gaël Da Silva, frappé lui aussi par un sort imprévisible.

Pourquoi a-t-il basculé dans le banditisme ?

Le frère de Djilali Belhaouas menait déjà une vie de braqueur à Vitry-sur-Seine, ville que certains surnommaient « la capitale du braquage » dans les années 1980 et 1990. Quand son frère a été abattu lors d'un hold-up, selon le journaliste Jérôme Pierrat, la colère de Djilali a pris le dessus sur tout le reste. À dix ans déjà, il avait mis le feu à sa salle de classe pour forcer son retour à la maison, un geste qui témoignait d'un tempérament que rien ne freinait. Après le drame familial, il a choisi la même route que son frère. Le quartier, le deuil et la rage ont fait le reste. Dans un entretien filmé pour la chaîne Alohanews en 2024, il est revenu sur cette période et sur la manière dont le banditisme s'est imposé comme la seule voie qu'il voyait devant lui.

Comment a-t-il mené sa carrière criminelle en fauteuil roulant ?

Djilali Belhaouas a commencé par des cambriolages à Vitry-sur-Seine avant de passer aux braquages à main armée. Son fauteuil roulant, loin d'être un frein, est devenu un atout inattendu : il était le dernier que l'on soupçonnait. En quelques années, il a gravi les échelons du crime organisé, dirigeant ce que Jérôme Pierrat a décrit comme un réseau international. Au total, il a cumulé 37 condamnations pénales et passé plus de huit ans en détention. Lors d'un de ses séjours en prison, il a été placé dix mois à l'isolement, un cas extrêmement rare pour un détenu à mobilité réduite. Dans l'entretien avec Alohanews, il a évoqué ses liens avec des membres du collectif Mafia K'1 Fry, groupe de rap originaire du Val-de-Marne dont certaines figures gravitaient dans les mêmes cercles que lui. Ce mélange entre milieu du rap et grand banditisme en banlieue sud de Paris a nourri une partie de sa légende.

37 condamnations, plus de 8 ans de prison, 10 mois à l'isolement : les chiffres du parcours pénal de Djilali Belhaouas, rapportés par StreetPress en 2022.

Que sait-on du livre et du biopic sur sa vie ?

Le Parisien a consacré un article et un podcast à Djilali Belhaouas en mars 2022, à l'occasion de la parution de son livre autobiographique où il racontait son parcours. Le quotidien le présentait sous le surnom de « le Miraculé ». Libération lui avait déjà consacré un portrait approfondi en 2019 sous le titre « réclusion et déveine à perpétuité ». Côté cinéma, la réalisatrice Leïla Sy a porté un projet de biopic inspiré de sa vie. Le site AlloCiné avait référencé le film sous le titre provisoire « Untitled Djilali Belhaouas Biopic ». Sur YouTube, StreetPress lui a consacré un reportage en février 2022, visionné plus de 359 000 fois, et la chaîne de Jérôme Pierrat a publié un entretien long format en octobre 2025, dépassant les 152 000 vues. Ces témoignages constituent les principales traces publiques de son histoire, à l'image d'autres parcours longtemps restés dans l'ombre.

Pourquoi son nom revient-il dans l'actualité en 2026 ?

Djilali Belhaouas est décédé en mai 2026, selon de nombreux hommages publiés sur les réseaux sociaux. Des messages de condoléances mentionnant Vitry-sur-Seine et le surnom « le Miraculé » ont circulé sur Instagram et TikTok à partir de la première quinzaine de mai. Sur TikTok, les recherches « Date du décès Djilali Belhaouas » ont figuré parmi les sujets les plus consultés en France fin mai 2026. Aucune nécrologie n'a été publiée par un média national au moment de la rédaction de cet article. Sa mort a remis en circulation ses interviews vidéo, accumulant des centaines de milliers de nouvelles vues. Le reportage de StreetPress a dépassé les 359 000 vues, celui de Jérôme Pierrat les 152 000. Son histoire continue de susciter la curiosité bien au-delà du cercle de ceux qui l'ont connu, comme d'autres parcours atypiques redécouverts grâce aux plateformes vidéo.

Questions fréquentes

Qui était Djilali Belhaouas et pourquoi est-il connu ?

Djilali Belhaouas était un homme originaire de Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne, connu pour avoir mené une carrière dans le grand banditisme malgré une paraplégie survenue dès l'âge de six mois, après un cancer. Surnommé « le Miraculé », il a cumulé 37 condamnations pénales et passé plus de huit ans en prison. Son parcours a fait l'objet de reportages sur StreetPress, dans Le Parisien et Libération, ainsi que d'un projet de biopic au cinéma porté par la réalisatrice Leïla Sy. Il est décédé en mai 2026.

Comment Djilali Belhaouas a-t-il pu mener des braquages en fauteuil roulant ?

Selon les témoignages recueillis par plusieurs médias, son fauteuil roulant constituait un avantage inattendu lors des opérations criminelles : personne ne le soupçonnait. Il a commencé par des cambriolages dans la banlieue sud de Paris avant de passer à des opérations de plus grande envergure. Le journaliste Jérôme Pierrat, spécialiste du grand banditisme, a rapporté dans un entretien de 2025 qu'il avait dirigé un réseau décrit comme international, passant des petits casses de Vitry-sur-Seine à des opérations coordonnées à plus grande échelle.

Existe-t-il un film ou un livre sur la vie de Djilali Belhaouas ?

Djilali Belhaouas a publié un récit autobiographique présenté par Le Parisien en mars 2022. Côté cinéma, la réalisatrice Leïla Sy a travaillé sur un biopic inspiré de sa vie, référencé sur AlloCiné sous le titre provisoire « Untitled Djilali Belhaouas Biopic ». Plusieurs vidéos documentaires sont disponibles sur YouTube, dont un reportage StreetPress de février 2022 vu plus de 359 000 fois et un long entretien avec le journaliste Jérôme Pierrat publié en octobre 2025, qui cumule plus de 152 000 vues.

Sources

  1. StreetPress, « 37 condamnations, 8 ans de prison, ma vie dans le banditisme en fauteuil roulant », février 2022
  2. Le Parisien, « Il est le Miraculé : Djilali Belhaouas, ex-braqueur en fauteuil roulant, raconte sa vie dans un livre », mars 2022
  3. Jérôme Pierrat (chaîne YouTube), « Le gangster en fauteuil roulant se confie sur son destin hors-norme », octobre 2025
  4. Libération, « Djilali Belhaouas, réclusion et déveine à perpétuité », juillet 2019