Princess Cays : 344 868 croisiéristes en 2025, et ce n'est pas une île
Quiz : que savez-vous vraiment des « îles privées » de croisière ?
Combien de croisiéristes le ministère bahaméen du tourisme a-t-il comptés à Princess Cays en 2025 ?
Princess Cays, c'est géographiquement :
Entre 2024 et 2025, la fréquentation de Princess Cays a :
Princess Cruises a retiré Princess Cays de ses itinéraires publiés à partir de novembre 2026, sans donner d'explication. Voici ce que les brochures ne disent pas : Princess Cays n'est pas une île privée, c'est une portion clôturée de la pointe sud d'Eleuthera, une île bahaméenne habitée, et son propre exploitant l'écrit noir sur blanc sur le site officiel du port. Le ministère bahaméen du tourisme y a compté 344 868 croisiéristes en 2025, sous l'intitulé de port d'entrée « Princess Cay ». La même année, l'île d'Eleuthera entière, ses villages et ses trois aérodromes compris, a reçu 87 873 arrivées par avion. Presque quatre fois moins. Voici ce que disent les chiffres officiels, et pourquoi cette escale s'efface alors qu'elle progressait.
Le fait : une escale qui sort des programmes sans un mot
Commençons par ce qui vient de se passer, parce que c'est court.
Les itinéraires publiés de Princess Cruises ne mentionnent plus Princess Cays à partir de novembre 2026. Les dernières escales encore programmées tombent en septembre et octobre. Plusieurs croisières déjà vendues ont été modifiées, avec des escales de remplacement situées elles aussi aux Bahamas.
Et c'est tout. Pas de communiqué, pas d'annonce de fermeture, pas de vente, pas de projet de reconversion. Une escale exploitée depuis les années 1990 disparaît des programmes, et le silence tient lieu de communication. Dans un secteur où l'on annonce l'ouverture d'un toboggan avec trois mois d'avance, l'absence de mots est en soi une information.
Alors on fait ce qu'on fait toujours ici : on va voir ce que les chiffres officiels racontent. Et là, surprise.
Princess Cays n'est pas une île, et son exploitant le dit lui-même
Voici le point qui m'a arrêté net, et il tient en une phrase.
Le site officiel du port, publié par le groupe qui l'exploite, présente Princess Cays comme une destination portuaire du groupe Carnival Corporation « sur l'île d'Eleuthera, aux Bahamas ». Sur l'île d'Eleuthera. Pas « au large d'Eleuthera », pas « près d'Eleuthera ». Sur.
Eleuthera est une vraie île, longue, fine, habitée, avec des villages, des routes, des écoles et trois aérodromes. Princess Cays en occupe la pointe sud, du côté de Bannerman Town. C'est une plage, une clôture, un débarcadère et des équipements de plage. Le mot « île privée » appartient au vocabulaire de la brochure, pas à celui de la carte marine.
Tenez, prenons une analogie. Imaginez qu'un voyagiste loue trois kilomètres de littoral à la pointe du Raz, y installe une barrière, deux bars et un ponton, puis vende l'ensemble comme « notre île privée de Bretagne ». Personne ne serait dupe. À 7 000 kilomètres de là, avec du sable blanc et de l'eau turquoise, tout le monde l'est.
Le ministère bahaméen, lui, range Princess Cays dans Eleuthera
Ce n'est pas seulement une question de vocabulaire commercial. C'est écrit dans les statistiques officielles du pays.
Le ministère du tourisme des Bahamas publie chaque année un tableau des arrivées étrangères classées par premier port d'entrée. C'est un document administratif, aride, sans aucune intention littéraire. Dans ce tableau, le groupe d'îles « Eleuthera » compte six points d'entrée : Governor's Harbour, North Eleuthera, Rock Sound, Spanish Wells, Lookout Cay, et Princess Cay.
Autrement dit, l'administration bahaméenne traite la plage de croisière exactement comme elle traite un aérodrome de village. Même colonne, même île, même total. La « destination exclusive » de la brochure est, dans les livres de comptes du pays, un quartier du sud d'Eleuthera. Ce genre d'écart entre le mot vendu et la réalité mesurée, on l'a déjà croisé avec Marriott et Hilton, qui ne possèdent que 97 des 18 963 établissements portant leur nom.
344 868 contre 87 873 : le rapport qui dit tout
Passons au concret, parce que le tableau officiel donne un chiffre par point d'entrée, et que la comparaison est brutale.
Année 2025, groupe Eleuthera. Par avion : 76 375 arrivées à North Eleuthera, 9 804 à Governor's Harbour, 1 694 à Rock Sound. Total : 87 873 personnes posées par les airs sur l'île, sur douze mois.
Par la mer, maintenant. Princess Cay : 344 868 croisiéristes. Lookout Cay, l'autre escale du sud de l'île : 167 272. Total pour les deux plages : 512 140 personnes.
Faisons la division ensemble. 512 140 divisé par 87 873, cela donne 5,8. Presque six fois plus de gens débarquent sur deux plages clôturées du sud de l'île que de voyageurs n'arrivent par avion sur l'île entière. Et la quasi-totalité des premiers repartent le soir même, sans avoir franchi la barrière.
Autre manière de le dire : sur les 601 420 visiteurs étrangers entrés par Eleuthera en 2025, 85 % sont entrés par une escale de croisière. L'île n'est pas une destination touristique au sens où on l'entend, c'est un ponton. Un renversement du même ordre que celui observé en Turquie, où un visiteur sur six n'est même pas un touriste étranger, ou à Murcie, dont la côte méditerranéenne fait moins de nuits d'hôtel en juillet que la Cantabrie atlantique.
Lookout Cay, le voisin qui a doublé
Et c'est là que ça devient franchement intéressant.
Lookout Cay, c'est l'autre escale du sud d'Eleuthera. Elle est exploitée par Disney Cruise Line, qui la présente sur son site officiel comme un site situé « sur la pointe la plus méridionale d'Eleuthera », au lieu-dit Lighthouse Point. Là encore, une pointe d'île habitée, rangée par son exploitant dans la catégorie des retraites insulaires privées.
Ses chiffres : 75 976 croisiéristes en 2024, 167 272 en 2025. Multiplié par 2,2 en un an. Pendant que Princess Cays s'apprête à fermer boutique, son voisin situé à quelques kilomètres monte en régime.
Deux plages clôturées sur la même pointe d'île, deux compagnies différentes, l'une qui s'en va et l'autre qui double. Ce n'est donc pas Eleuthera qui perd son attrait. C'est une entreprise qui déplace ses navires.
Ce détail compte, parce qu'il tue net l'explication la plus confortable. Quand une destination se vide, on incrimine volontiers la mode, la météo ou la concurrence. Ici, le voisin immédiat, sur le même sable et sous le même soleil, fait exactement l'inverse. La répartition des visiteurs d'un lieu tient parfois à des décisions d'entreprise et non à l'attrait du lieu, un peu comme à Miyajima, où l'on compte six Français pour un Coréen alors que le Japon entier reçoit l'inverse.
L'escale qui disparaît est une escale qui montait
Voilà l'objection qu'on a tous en tête : si la compagnie s'en va, c'est que plus personne n'y allait. Logique. Et faux.
Princess Cay, 2024 : 303 708 croisiéristes. Princess Cay, 2025 : 344 868. Soit 41 160 visiteurs de plus en un an, une progression de 13,5 %. L'escale ne mourait pas de sa belle mort, elle grimpait.
Alors quoi ? Le tableau officiel donne une piste, et elle est massive. Sur la même année 2025, un autre point d'entrée apparaît dans les statistiques bahaméennes : Celebration Key, sur Grand Bahama, avec 716 399 croisiéristes. Plus du double de Princess Cays, dès sa première année partielle d'exploitation.
Le site officiel de cette nouvelle escale la décrit comme « nichée sur le flanc sud de l'île de Grand Bahama ». Vous notez le motif ? Encore une île habitée, encore un flanc. Elle annonce une plage de sable blanc d'un mile de long, les plus grands lagons d'eau douce des Caraïbes, et cinq espaces thématiques baptisés Paradise Plaza, Starfish Lagoon, Calypso Lagoon, Pearl Cove Beach Club et Lokono Cove.
Quand on aligne les deux séries, l'hypothèse la plus économe saute aux yeux : ce ne serait pas un abandon, mais un transfert de flux vers un équipement plus grand, plus neuf et appartenant au même groupe. La compagnie n'ayant rien expliqué, cela reste une lecture des chiffres, pas une déclaration officielle.
Où vont les navires, et le détail qui change la note du bar
Les croisières concernées ont été redirigées vers d'autres escales privées bahaméennes du même groupe : RelaxAway, Half Moon Cay, et Celebration Key.
Half Moon Cay, elle, est une vraie île. Le tableau officiel la traite d'ailleurs comme un groupe insulaire à part entière, avec 557 347 croisiéristes en 2025 et zéro arrivée par avion. Pas d'aérodrome, pas de village, personne qui débarque autrement que par bateau. La différence avec Princess Cays est là, et elle est nette. Sur un site sans population permanente, la pression se mesure autrement, un peu comme à Aqaba, dont le récif a été classé par l'UNESCO pour sa résistance à la chaleur.
Maintenant le détail pratique, celui qui ne figure jamais dans les annonces mais qui se voit sur l'addition. Les forfaits boissons de la compagnie sont acceptés à RelaxAway, Half Moon Cay. Ils ne le sont pas à Celebration Key, où les consommations sont facturées séparément.
Traduction pour un voyageur qui a payé son forfait boissons au départ : selon l'escale de remplacement qu'on lui attribue, sa journée de plage est incluse ou ne l'est pas. Deux escales présentées comme équivalentes, deux régimes de facturation différents. À vérifier auprès de la compagnie avant le départ, parce que ce genre de nuance ne remonte jamais spontanément.
« Île privée » : un mot de brochure, pas une catégorie géographique
Bon. Prenons de la hauteur, parce que le motif se répète et qu'il est instructif.
Le tableau bahaméen des arrivées permet de trier les escales de croisière en deux familles. D'un côté, les vraies îles, isolées, sans population ni aérodrome : CocoCay et Great Stirrup Cay dans les Berry Islands, Castaway Cay dans les Abacos, Ocean Cay au large de Bimini, Half Moon Cay. Leurs colonnes d'arrivées par avion affichent toutes zéro, et c'est logique.
De l'autre côté, les morceaux d'îles habitées vendus sous le même vocabulaire : Princess Cays et Lookout Cay sur Eleuthera, Celebration Key sur Grand Bahama. Ceux-là partagent leur île avec des gens qui y vivent toute l'année.
La différence n'est pas cosmétique. Sur une vraie île privée, le visiteur voit ce que la compagnie a construit, point final. Sur un morceau d'île habitée, il y a un pays derrière la clôture, avec ses routes, ses commerces et son économie. Et 344 868 personnes par an qui passent à quelques centaines de mètres sans jamais le croiser.
Cette question de qui décide de l'usage d'un littoral n'a rien d'anecdotique. Elle se pose ailleurs dans des termes bien plus explicites, à Bora Bora, où 574 hectares de lagon sont interdits à tous, touristes compris. Là-bas, c'est la population locale qui a posé la limite. Ici, c'est une compagnie, et elle peut la déplacer du jour au lendemain.
C'est le même genre d'angle mort que celui relevé sur les taux de remplissage des navires, où 110 % et 51 % sortent de la même formule : le chiffre est exact, c'est la catégorie qui trompe.
86,5 % des visiteurs des Bahamas arrivent par bateau
Élargissons encore, parce que le cas d'Eleuthera n'est pas une exception locale. C'est le pays entier qui fonctionne comme ça.
Total 2025 pour les Bahamas : 12 499 871 visiteurs étrangers. Dans le détail, 1 688 794 sont arrivés par avion, 152 416 par bateau privé et 10 658 661 en croisière. La mer, sous toutes ses formes, pèse 86,5 % des arrivées. La croisière seule en pèse 85,3 %.
Ce chiffre a été célébré partout comme un record historique, et c'en est un : 11,4 % de visiteurs de plus qu'en 2024. Sauf qu'il cache quelque chose.
Regardez la colonne des arrivées par avion, celle des gens qui dorment sur place, mangent au restaurant et louent une voiture. 2024 : 1 716 815. 2025 : 1 688 794. Soit 28 021 de moins, une baisse de 1,6 %.
Le pays a donc battu son record de fréquentation en perdant des visiteurs qui séjournent. Un record qui repose entièrement sur des gens qui passent la journée et repartent dîner à bord. C'est exactement le type de lecture qu'on avait faite des aéroports britanniques, record battu et Dubaï divisé par deux, et du Qatar, seul pays du Golfe à publier des chiffres qu'on puisse comparer : un total qui monte ne dit rien de ce qu'il contient.
Nassau, la démonstration en une ligne
Un dernier chiffre pour la route, et il est spectaculaire.
Nassau et Paradise Island, cœur historique du tourisme bahaméen, ont accueilli 1 290 182 arrivées par avion en 2025, et 4 144 424 croisiéristes. Plus de trois visiteurs de croisière pour un visiteur aérien, dans la capitale, là où se trouvent les hôtels.
Freeport, sur Grand Bahama : 67 240 par avion, 277 773 en croisière. Et à quelques kilomètres de là, la nouvelle escale privée du même groupe en a encaissé 716 399 à elle seule, sur une plage sans ville. La géographie du tourisme bahaméen s'est déplacée des villes vers les clôtures.
Le contraste avec les pays qui construisent des lits plutôt que des pontons est saisissant : on avait vu La Mecque annoncer 252 000 chambres en projet, dont 64 % en quatre et cinq étoiles. Deux stratégies opposées, deux façons de compter les visiteurs, et un seul mot pour les deux : le tourisme. C'est aussi ce décalage qui explique qu'un pays comme le Salvador affiche 4,1 millions de visiteurs sans que la France figure dans ses quinze premiers marchés : un total brut ne dit pas qui vient, ni combien de temps.
Ce que ça change si vous partez là-bas
Passons au pratique, pour qui envisage sérieusement Eleuthera ou les Bahamas hors paquebot.
Premier point, la fréquentation réelle. Avec 87 873 arrivées aériennes annuelles pour une île longue d'environ 180 kilomètres, Eleuthera est très loin de la saturation. Les foules dont on parle sont concentrées sur deux plages clôturées du sud, aux jours d'escale, et elles ne sortent pas. Le reste de l'île vit à un rythme qui n'a rien à voir. On est aux antipodes de ce qu'on observe à Shinjuku, à Tokyo, avec 3 775 locations touristiques et 2 000 qui vont fermer, ou dans le parc français de locations de vacances, premier d'Europe.
Deuxième point, l'accès. North Eleuthera concentre 87 % des arrivées aériennes de l'île, Governor's Harbour l'essentiel du reste, et Rock Sound moins de 1 700 personnes par an. Un aérodrome qui voit passer quatre voyageurs par jour en moyenne n'offre pas la souplesse d'une grande plateforme, et les rotations changent souvent. Les liaisons, les horaires et les correspondances par bateau entre les îles se vérifient auprès des compagnies avant de bloquer des dates, avec les mêmes précautions que le niveau du Rhin à Kaub avant une croisière fluviale. On est à l'exact opposé d'une plateforme saturée comme Amsterdam-Schiphol, premier aéroport d'Europe et à 448 vols de son plafond légal.
Cet isolement relatif a sa contrepartie agréable. Une île de 180 kilomètres de long qui reçoit moins de 90 000 arrivées aériennes par an, cela ressemble beaucoup à ces bouts du monde qui vivent à leur propre rythme, comme Broken Hill, à 1 134 kilomètres de Sydney et à l'heure d'Adélaïde. On ne va pas dans ce genre d'endroit pour cocher une case, et c'est précisément l'intérêt.
Troisième point, le calendrier. Si vous voulez voir la pointe sud d'Eleuthera avant qu'elle change de visage, les dernières escales de Princess Cays sont annoncées pour septembre et octobre 2026. Après, personne ne sait ce que devient le site : ni fermeture, ni vente, ni reconversion n'a été annoncée. Un équipement de cette taille laissé sans usage sur une pointe d'île, ce n'est jamais neutre pour ce qu'il y a autour.
Quatrième point, et celui qui compte vraiment : la barrière fonctionne dans les deux sens. Un croisiériste qui débarque à Princess Cays ne verra pas Eleuthera. Un voyageur qui arrive par North Eleuthera verra une île où presque six visiteurs sur sept ne sont jamais sortis de la plage. Ce sont deux voyages qui portent le même nom de destination et qui n'ont rien en commun, un peu comme ces 51 % de Français en Australie qui quittent les grandes villes, contre 29 % des autres nationalités.
Reste une pensée que je trouve savoureuse. Pendant trente ans, une compagnie a vendu comme « île privée » un bout de plage d'une île habitée, elle y a déposé jusqu'à 344 868 personnes en une seule année, et elle s'en va sans dire pourquoi. Les habitants d'Eleuthera, eux, restent. Ils n'ont jamais eu besoin d'un bateau pour rentrer chez eux.
Questions fréquentes sur Princess Cays et Eleuthera
Princess Cays est-elle vraiment une île privée ?
Non. C'est une portion clôturée de la pointe sud d'Eleuthera, une île bahaméenne habitée longue d'environ 180 kilomètres. Le site officiel du port, publié par son exploitant, la présente lui-même comme une destination portuaire située sur l'île d'Eleuthera, aux Bahamas. Le ministère bahaméen du tourisme va plus loin encore : dans son tableau des arrivées par premier port d'entrée, Princess Cay figure comme un point d'entrée du groupe Eleuthera, au même rang que Governor's Harbour, North Eleuthera, Rock Sound ou Spanish Wells. Administrativement comme géographiquement, il s'agit donc d'une plage d'Eleuthera, pas d'un îlot séparé. Le mot « île » appartient à la brochure, pas à la carte.
Pourquoi cette escale disparaît-elle alors qu'elle progressait ?
La compagnie n'a publié aucune explication, et c'est précisément ce qui rend le dossier intéressant. Les chiffres officiels bahaméens écartent l'hypothèse de la désaffection : Princess Cay est passé de 303 708 croisiéristes en 2024 à 344 868 en 2025, soit 41 160 visiteurs de plus et une progression de 13,5 %. L'escale ne mourait donc pas. Sur la même période, le groupe propriétaire a mis en service Celebration Key, sur le flanc sud de Grand Bahama, qui a encaissé 716 399 croisiéristes dès sa première année partielle, soit plus du double de Princess Cays. Aucune fermeture, aucune vente et aucune reconversion du site n'a été annoncée à ce stade.
Que voit-on d'Eleuthera quand on y arrive autrement que par un paquebot ?
Une île qui reçoit très peu de monde par les airs. Sur l'ensemble de l'année 2025, le ministère bahaméen du tourisme a enregistré 87 873 arrivées par avion pour tout Eleuthera, réparties entre North Eleuthera avec 76 375 arrivées, Governor's Harbour avec 9 804 et Rock Sound avec 1 694. À titre de comparaison, les deux escales de croisière du sud de l'île en ont déposé 512 140 sur la plage, soit près de six fois plus, et presque tous repartent le soir même. Les liaisons aériennes intérieures bahaméennes et les rotations de bateaux entre les îles sont peu nombreuses et changent souvent : les horaires et les périodes d'ouverture sont à vérifier avant votre départ.
Pour aller plus loin
- Ministère du tourisme des Bahamas, département de la recherche et des statistiques, tableau des arrivées étrangères par premier port d'entrée, janvier à décembre 2025 : total national de 12 499 871 visiteurs, dont 1 688 794 par avion, 152 416 par bateau privé et 10 658 661 en croisière ; groupe Eleuthera avec 87 873 arrivées par avion, 1 407 par bateau privé et 512 140 en croisière ; détail par point d'entrée pour Princess Cay, Lookout Cay, North Eleuthera, Governor's Harbour, Rock Sound et Spanish Wells ; ainsi que pour Celebration Key, Half Moon Cay, Great Stirrup Cay, CocoCay, Castaway Cay, Ocean Cay, Nassau et Paradise Island, et Freeport
- Ministère du tourisme des Bahamas, même tableau, janvier à décembre 2024 : total national de 11 216 972 visiteurs, dont 1 716 815 par avion et 9 352 783 en croisière ; 303 708 croisiéristes à Princess Cay et 75 976 à Lookout Cay
- Site officiel du port de Princess Cays, publié par Carnival Corporation : description du site comme destination portuaire du groupe située sur l'île d'Eleuthera, aux Bahamas, et présentation de ses retombées économiques locales
- Site officiel de Carnival Cruise Line, page de présentation de Celebration Key : localisation sur le flanc sud de l'île de Grand Bahama, plage de sable blanc d'un mile, lagons d'eau douce, et les cinq espaces Paradise Plaza, Starfish Lagoon, Calypso Lagoon, Pearl Cove Beach Club et Lokono Cove
- Site officiel de Disney Cruise Line, page de présentation de Disney Lookout Cay at Lighthouse Point : localisation sur la pointe la plus méridionale d'Eleuthera, et classement du site parmi les destinations insulaires privées de la compagnie
- Base cartographique ouverte OpenStreetMap, coordonnées géographiques d'Eleuthera : 25,0885 de latitude nord et 76,1346 de longitude ouest
Cet article est fourni à titre informatif. Les itinéraires de croisière, les escales, les conditions des forfaits à bord, les liaisons aériennes et maritimes ainsi que les périodes d'ouverture mentionnées peuvent évoluer. Vérifiez toujours les informations directement auprès des compagnies, des offices de tourisme et des organismes officiels avant votre départ.
