Sarah Hunter : de recordwoman du rugby à coach des Red Roses

Le savez-vous ?

À quel âge Sarah Hunter a-t-elle découvert le rugby, et sous quelle forme ?

À neuf ans, à l'école primaire Goathland de Newcastle upon Tyne, mais d'abord au rugby à XIII. Elle ne passe au rugby à XV que cinq ans plus tard, en intégrant le Longbenton Community College.

Combien de sélections Sarah Hunter compte-t-elle en équipe d'Angleterre ?

141 sélections, un record du monde du rugby féminin. Elle a aussi été capitaine 85 fois, autre record mondial, et inscrit 30 essais sur l'ensemble de sa carrière internationale.

Contre quelle équipe Sarah Hunter a-t-elle disputé son dernier match de joueuse ?

Contre l'Écosse, lors du match d'ouverture du Tournoi des Six Nations 2023, en mars 2023. Elle prenait sa retraite après quatre finales de Coupe du monde disputées au cours de sa carrière.

England Rugby revient sur le parcours de Sarah Hunter, le 8 novembre 2022.

Sarah Hunter est l'une des figures les plus décorées du rugby à XV féminin. Née le 19 septembre 1985 à North Shields, dans le nord-est de l'Angleterre, elle a porté 141 fois le maillot de l'équipe d'Angleterre, un record mondial, avant de prendre sa retraite en mars 2023. Championne du monde en 2014 et élue meilleure joueuse de la planète par World Rugby en 2016, cette troisième ligne a marqué une génération des Red Roses par sa régularité et son leadership. Depuis, elle a rejoint l'encadrement technique de la sélection anglaise. Son parcours, de l'école primaire de Newcastle aux finales de Coupe du monde, éclaire la façon dont le rugby féminin s'est professionnalisé en une quinzaine d'années.

Qui est Sarah Hunter avant de devenir une référence du rugby anglais ?

Sarah Hunter découvre le ballon ovale très tôt, dans une région de tradition ouvrière du nord de l'Angleterre. À neuf ans, elle commence par le rugby à XIII à l'école primaire Goathland de Newcastle upon Tyne, avant de passer au rugby à XV cinq ans plus tard, en intégrant le Longbenton Community College. Elle gravit ensuite les échelons des sélections de jeunes, des moins de 19 ans puis de l'équipe A, jusqu'à ses débuts internationaux contre l'Écosse lors du Tournoi des Six Nations 2007. Au niveau des clubs, elle défend les couleurs du Lichfield RUFC, puis de Bristol à partir de 2015, avant de terminer sa carrière au Loughborough Lightning comme entraîneuse-joueuse. Cette trajectoire, partie d'un club scolaire pour aboutir au plus haut niveau, rappelle celle d'autres sportifs formés loin des grands centres, à l'image du parcours de Johan Manzambi ou de Cedate Gomes Sa.

Pourquoi Sarah Hunter détient-elle un record mondial de sélections ?

Sarah Hunter est la joueuse la plus capée de l'histoire du rugby féminin, avec 141 sélections en équipe d'Angleterre. À l'issue de sa carrière internationale, elle détient aussi le record du monde de capitanats, avec 85 matchs disputés le brassard au bras, et a inscrit 30 essais pour 150 points. Cette longévité au plus haut niveau, sur près de seize saisons, tient autant à sa régularité physique qu'à sa capacité à se réinventer poste après poste, de troisième ligne aile à troisième ligne centre. Peu de carrières s'étirent aussi longtemps sans baisse de régime, un trait que l'on retrouve chez d'autres athlètes de la longévité comme Béryl Gastaldello dans la natation. Nommée capitaine dès le Tournoi des Six Nations 2013, en remplacement de Katy McLean, elle conservera ce rôle presque sans interruption jusqu'à sa retraite.

141 sélections en équipe d'Angleterre : c'est le record du monde du rugby féminin, auquel s'ajoutent 85 capitanats, autre record mondial.

Quel a été le tournant de sa carrière en Coupe du monde ?

Le sommet de la carrière de Sarah Hunter se situe à la Coupe du monde 2014, remportée par l'Angleterre. Capitaine de l'équipe, elle dispute les trois rencontres de poule, marque un essai contre le Canada, puis soulève le trophée après une victoire en finale contre ces mêmes Canadiennes. Elle fait alors partie des trois joueuses titularisées sur tous les matchs de poule, aux côtés de Danielle Waterman et d'Emily Scarratt, deux coéquipières devenues elles aussi des références. Auparavant, elle avait connu la défaite en finale de la Coupe du monde 2010 face à la Nouvelle-Zélande (10-13), un scénario qui se répétera en 2017 puis en 2021 contre les Black Ferns néo-zélandaises. Ces finales perdues, aussi douloureuses soient-elles, ont forgé une joueuse habituée aux grands rendez-vous, comme d'autres compétiteurs marqués par un retour au sommet après l'échec, à l'image d'Amaury Pierron en VTT de descente ou de la résilience d'Alessandro Zanardi.

Comment Sarah Hunter est-elle passée du terrain au staff des Red Roses ?

Après avoir disputé sa quatrième finale de Coupe du monde en Nouvelle-Zélande fin 2022, Sarah Hunter tire sa révérence en mars 2023, à l'occasion d'un dernier match contre l'Écosse en ouverture du Tournoi des Six Nations. Elle rejoint ensuite l'encadrement technique des Red Roses, franchissant le pas de la reconversion que connaissent de nombreux sportifs de haut niveau. En avril 2026, elle évoque publiquement sa transition vers un poste d'entraîneuse chargée de la défense, aux côtés d'Emily Scarratt, autre grand nom du rugby anglais. Sa fonction la place dans l'ombre du terrain, un rôle d'accompagnement que l'on retrouve dans d'autres staffs, comme celui de Guy Stéphan chez les Bleus. En fin de grossesse, elle n'avait pas accompagné la sélection anglaise au Canada pour le WXV 2024, signe d'une nouvelle étape, personnelle cette fois, dans la vie de la recordwoman.

Avec quels autres noms le parcours de Sarah Hunter résonne-t-il ?

Le nom de Sarah Hunter reste attaché à celui des Red Roses, la sélection anglaise féminine qui a dominé le Tournoi des Six Nations pendant sa carrière, avec dix Grands Chelems à la clé. Sur le terrain, elle a évolué aux côtés d'Emily Scarratt, de Danielle Waterman ou encore de Katy McLean, et affronté à répétition les Black Ferns néo-zélandaises, ses grandes rivales. Son itinéraire, d'une joueuse formée dans un club scolaire à une capitaine record devenue coach, s'inscrit dans la lignée de ces sportifs dont la carrière se prolonge par la transmission. On pense aux reconversions et aux trajectoires de longue haleine que dmoz.fr a déjà racontées : du parcours européen de Christian Kouamé à la précocité de Paul Seixas, du sprint de Paul Magnier sur le Giro à la reconversion de Mari Osaka, passée du tennis à l'art, en passant par le virage vers la mode de Mia Savio. Autant de manières, différentes, de rester lié à son sport une fois les projecteurs éteints.

Questions fréquentes

Qui est Sarah Hunter ?

Sarah Hunter est une joueuse internationale anglaise de rugby à XV, née le 19 septembre 1985 à North Shields, en Angleterre. Évoluant en troisième ligne, elle est devenue la joueuse la plus capée de l'histoire du rugby féminin avec 141 sélections en équipe d'Angleterre. Championne du monde en 2014 et élue meilleure joueuse de la planète par World Rugby en 2016, elle a longtemps porté le brassard de capitaine des Red Roses. Après sa retraite sportive en mars 2023, elle a rejoint l'encadrement technique de la sélection anglaise, où elle met son expérience au service des nouvelles générations.

Pourquoi Sarah Hunter est-elle considérée comme une recordwoman ?

Sarah Hunter détient plusieurs records mondiaux du rugby féminin. Avec 141 sélections en équipe d'Angleterre, elle est la joueuse la plus capée de l'histoire de cette discipline. Elle possède également le record du nombre de capitanats, avec 85 matchs disputés en tant que capitaine, et a inscrit 30 essais pour un total de 150 points en carrière internationale. Ces chiffres, accumulés sur près de seize saisons au plus haut niveau, témoignent d'une longévité rare. Ils traduisent aussi une régularité physique et un leadership qui ont fait d'elle une pièce maîtresse des Red Roses, sacrées à de nombreuses reprises dans le Tournoi des Six Nations.

Que fait Sarah Hunter depuis sa retraite de joueuse ?

Depuis sa retraite sportive, prise en mars 2023 après un dernier match contre l'Écosse, Sarah Hunter s'est reconvertie dans l'encadrement des Red Roses, la sélection anglaise féminine de rugby. En avril 2026, elle a évoqué sa transition vers un poste d'entraîneuse chargée de la défense, aux côtés d'une autre grande figure du rugby anglais, Emily Scarratt. Cette reconversion la place désormais dans les coulisses, un rôle d'accompagnement des joueuses plutôt que de performance individuelle. Elle avait par ailleurs mis entre parenthèses son implication auprès de la sélection lors du WXV 2024, en raison d'une grossesse, marquant une nouvelle étape de sa vie personnelle.

Sources

  1. Wikipédia (édition française), « Sarah Hunter », consulté en juillet 2026.
  2. Six Nations Rugby, « Sarah Hunter on coaching the new generation of Red Roses », avril 2026.
  3. World Rugby, palmarès de la meilleure joueuse de l'année (World Rugby Women's 15s Player of the Year), 2016.
  4. England Rugby, portrait vidéo « Sarah Hunter, My Story », novembre 2022.