Economie : partage et contribution

Comme l’indique Etienne Gless dans L’ENTREPRISE.com, «l’économie contributive mise sur la force des communautés pour produire, consommer et travailler autrement ».

« La révolution du partage est en marche », selon Flore Berlingen, cofondatrice de OuiShare, communauté internationale d’entrepreneurs, designers, chercheurs, économistes, hackers-bidouilleurs, œuvrant pour l’économie dite « collaborative ».

« Tout se partage », c’est le concept de « La Machine du voisin », plateforme de mise en relation des propriétaires d’une machine à laver avec ceux qui n’en possèdent pas. (financé par KissKissBankBank). De là sont apparus de nouveaux concepts : hébergement temporaire, covoiturage, location de robots ménagers…

Ce phénomène mondial est porté par la crise, qui favorise ces modes de consommation alternatifs, comme le note l’observatoire Cetelem dans son édition consacrée au consommateur en mode alternatif (édition 2013).

On partage aussi les process de fabrication, au sein des FabLabs. Chris Anderson, rédacteur en chef de Wired, annnonce la révolution industrielle portée par les « makers », ces particuliers qui ont désormais le pouvoir de fabriquer chez eux, des objets grâce à la démocratisation des outils de production issus de nouvelles technologies.

Les tendances ? Partage et contribution.

Le particulier devient responsable et acteur du marché. Il a la volonté de prendre part à la vie et au développement des entreprises auxquelles il est fidèle. Il souhaite s’implique, jusqu’à parfois être le porte-parole d’une entreprise, dont il véhicule l’image, dans son entourage.

Il est même prêt, par le biais du financement participatif, à financer un projet porteur, ou bien la création d’une nouvelle société. Le Gouvernement a promis d’encourager cette forme de capitalisme collaboratif, en facilitant « la levée de fonds auprès de l’épargne des particuliers », avant septembre.

Dans ce même esprit, l’initiative du site de fabrication et vente de vêtements-prêts-à-coudre www.les-fees.fr (Les Fées), invite ses clients à se mobiliser à tous les niveaux de son activité : création, marketing, distribution.

Pour la distribution, le relais anonyme est remplacé par la petite mercerie « du coin », ou l’atelier de retouche « du quartier », avec un partenariat non contractuel.

Pour promouvoir son concept, la gérante, Noëlle Gosselin, fait bénéficier ses clientes satisfaites, et qui le font savoir, de nombreux avoirs. Elle explique qu’elle préfère gratifier un client que de payer une rente à Google.

Le vêtement prêt-à-coudre est un produit semi-fini, intermédiaire entre la façon traditionnelle de coudre et la confection. Ici, la couture du vêtement est « relocalisé », donc la fabrication est conjointe. En amont la structure utilise tous les outils logiciels dignes de l’industrie du textile/habillement, en aval, c’est le loisir créatif qui fini la boucle de production.

Pour cette phase, les clientes sont aidées par les vidéos de couture gratuites, mises à disposition sur la chaîne lesfees1 de YouTube http://www.youtube.com/user/lesfees1

Les messages de remerciement viennent du monde entier, de couturières et de ces couturiers du Do It Yourself.

Au stade de la création, les clientes seront bientôt invitées à voter la collection. Cette méthode marketing est habituellement utilisée, dans l’industrie du vêtement, entre l’équipe de création et l’équipe de vente. La frontière est déplacée et c’est le client consomacteur qui choisira, dès le prototypage, le modèle qu’il souhaite voir proposé sur le site.

Stratégies pour TPE.

Et si le secret de ces nouvelles petites entreprises, – aux ressources financières bridées, ne pouvant s’offrir des campagnes de com’ massives -, était tout simplement de collaborer avec le client ? par du marketing Engagé. Cette reflexion sur la participation à son environnement rejoint donc le Gandhian engineering qui prône de « faire plus avec moins, pour le plus grand nombre » en convoquant l’idéal du Mahatma Gandhi : « Doing More with Less for More ». Il n’y a plus qu’à s’y mettre !

Tatamo Andrianjafimalaza
1er cycle Bachelor Global Business
Attachée Marketing pour le projet Les Fées

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