Pratique du jetski : la survie en mer

Un titre, un sujet un peu hors norme, alors qu’il le reste ! Oui qu’il le reste. Peu d’entre nous y seront confronté et c’est une chance. Seulement voilà, on ne met pas sa ceinture de sécurité parce qu’on va avoir un accident mais parce que le risque potentiel existe. C’est bien comme ça qu’il faut lire ce sujet. Vous y trouverez quelques conseils, des minimums qui feront reculer le seuil critique du risque extrême.

Comportement:
. Deux sinon rien : Le conseil le plus important est de ne pas sortir seul en mer. Jamais ! Deux jetskis est le minimum et trois est l’idéal. L’un peu rester avec le blesser pendant que le 3ème recherche du secours.  Au-delà de trois il faut apprendre a observer le groupe pour s’assurer qu’il ne manque personne. Le son seul n’est plus un moyen d’identification dans ce mælstrom de bruit moteur.
. Saut de vague : Avant chaque saut, repérer la position de vos confrères. Une mauvaise retombée et la sortie peut vite tourner au cauchemar.
. Une machine révisée avec carburant en quantité. Avec comme principe de ne JAMAIS toucher à la réserve, elle est l’a pour l’urgence c’est une solution de secours.
. Garder de vue la côte.  Apprenez à la lire. Des repères visuels pour repérer la direction la plus courte et ne pas gaspiller votre précieux carburant.
Dans des lieux réputés pour ses courants, ces hauts fonds ou toutes autres surprises faites vous accompagner par des locaux.

Appel des secours :
Pour pouvoir appeler en mer il faut soit une VHS ou un Téléphone portable.
Il vous faut aussi une liste de N° d'amis à pouvoir contacter pour les petits problèmes.
Pour des problèmes plus conséquent, il vous faudra contacter les secours via le N°112.
Le N°112 est le N° à la norme européenne, vos interlocuteurs vous dirigeront toujours vers le service le plus adapté, 15,17,18.
Comme les autres numéros d’appel d’urgence, l’appel au 112 est gratuit.
Connaitre le N° de sa Capitainerie peut parfois être utiles.

Le CROSS (Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage) :  assure et coordonne entre autre : les missions opérationnelles de recherche et sauvetage en mer dans la zone de responsabilité française. Ses moyens sont importants navires, hélicoptères, avions. Il peut par ses moyens de coordination détourner et envoyer le moyen de secours le plus approprier.
Vous trouverez région par région les coordonnées de ces centres régionaux (CROSS Manche Est (Gris-Nez) – CROSS Manche centrale (Jobourg) – CROSS Manche Ouest (Corsen) –  CROSS Atlantique : (Etel) – CROSS Méditerranée : (La Garde) – COSMA : (Antilles) – COSRU: (Océan Indien)) auprès de votre capitainerie. Et aussi des information sur le site suivant ICI-www.mer.equipement.gouv.fr
RQ pour les Méditerranéens Prendre le N° du CROSSMED : le 1616

Un GPS peut aidée à se localiser avec précision et permettre une intervention précise des secours.
En balade, informer de votre parcours. La famille, un ami, la capitainerie. Indiquez une tranche horaire de rentrée. Et surtout prévenez que vous êtes rentrés. Après avoir joué le jeu de ces règles sur les premières sorties les gens auront confiance et votre possible absence sera prise très au sérieux.

L’équipement :
Gilet de sauvetage, bout de remorquage (corde qui flotte ou muni d’un flotteur), 2 fusées.
Ca c’est le minimum légal. Nous vous conseillons en plus de vous munir d’une torche à main  et/ou colorant que vous portez sur vous. Rien de pire que de tomber à l’eau et voir le jet emporté avec le vent ou le courant et rester seul en pensant “j’ai tout mais sur le jet”. J’en connais un qui nagé plus d’une heure derrière un jet qui « fuyait ». La pire des bêtises est d’abandonner son gilet pour nager plus vite. Le gars la fait et après une course folle s’en est sortie. Il le dit lui même s’en être sortie de peu. Tous n’auraient pas cette chance.
Pour les Runs puisque les volumes des coffres le permettent prendre toujours de l'eau, de quoi manger et de quoi se couvrir. Ca ne s'applique pas qu'a vous même mais aussi au sauvetage…

L’habillement :
Combinaison néoprène pour résister au froid, aux impacts (lavement et autres blessures sévères)
Casque, vous êtes encore nombreux à ne pas souhaiter porter systématiquement un casque. Bien sûr pas question d'imposer contre grès de chacun. Cependant un casque vous protégera efficacement des chocs contre votre coque. Les sauteurs de vagues me comprendrons. Mais aussi vos tympans en cas de chute latéral. La pression en cas de chute peut être très importante et la crevaison de ceux-ci possible.
Lunette, protection contre le soleil, les projections d’eau.
Chaussons néoprène est un plus pour résister au froid.

Les bons gestes :
.Pour conserver sa chaleur. Vous les trouverez dans la 2ème partie de cet article.
.Le bouche à bouche. Simple à mettre en oeuvre. Je ne serais trop vous recommander d'aller au moins une fois dans votre vie à une petite formation.
.Le massage cardiaque. (Il faut suivre une formation).

Les recommandations des constructeurs :
C'est pas toujours passionnant à lire, cependant il faut les lire au moins une fois dans sa vie. C'est peut être maintenant l'occasion.
Les recommandations ci-dessous sont issues du constructeur Yamaha.
. Concernant le carburant :
L'essence est très inflammable et explosive. Un incendie ou une explosion peuvent causer des graves blessures ou entraîner la mort.
Arrêter le moteur. Faites le plein dans un endroit bien ventilé, à l'écart des flammes ou des sources d'étincelles. Ne fumer pas. éviter de renverser de l'essence. Essuyer immédiatement les coulures d'essence.

. Autres extraits :
Permis de conduire et immatriculation obligatoire
Ne jamais conduire sous l’influence de l’alcool ou de drogues
Consulter la météo avant de sortir en mer
Une conduite responsable et un contrôle quotidien de votre machine suivant le manuel d’entretien de la marque seront garants de votre sécurité

L'hypothermie:
Dans la section suivante, juste après la conclusion, j'ai mi un article relatif à l'hypothermie. Cet article très intéressant vous fera comprendre que dans l'eau même avec un gilet de sauvetage on ne survie guère longtemps. Combien même celle-ci serait à 25°, même sans blessure et en parfaite conditions physique. Votre vie ne durera que quelques heures tout au plus. Il vous donnera les secrets pour augmenter significativement vos chances de survie.

En conclusion :
Pour ceux qui sont parvenu jusque là. Je vous l’accorde ces ‘’contraintes’’ sont antinomiques de ce que représente le jet-ski, de la liberté qui accompagne notre passion. Certains d’entre vous penseront que moi c’est différent. Que tout cela à un coût et que je devrais me priver d’autres choses pour des probabilités faibles. Moi je ne sors pas par gros temps etc. A ceux là, qui resteront libre de leur choix final, je vous ferai part de mon expérience personnelle que vous méditerez ou mettrez au placard.
« Passioné de MotoCross pendant longtemps, j’ai beaucoup appris en techniques de pilotage et me suis gavé des souvenirs de belles courses. Pourtant, si je devais retenir qu’une chose sur ce parcours c’est qu’il est possible de s’amuser longtemps tant que vous êtes entier. Même avec une machine qui ne brille pas de partout et un habit de lumière qui n’est pas dernier cri. Je regrette de l’avoir compris qu’après 14 fractures et plusieurs interventions chirurgicales.
Pour rappel le MotoCross tue rarement la mer si. Alors soyez plus intelligent que je ne l’ai été en mettant le maximum d’atouts de votre côté. »

Article extrait du site Aquariders.net

 

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