L’encens santal : naturel et écologique

Encens santal

Que faut il savoir du bois de santal, de sa senteur ? Qu’est ce qu’un encens authentique et équitable ? Tour d’horizon du marché :

L’odeur du santal est à la fois douce et boisée: un parfum mythique utilisé dans de nombreuses civilisations pour ses notes orientales, ses propriétés relaxantes et sa capacité à dénouer les tensions.

  • Le santal à l’état pur

Brûler de l’encens naturel est assimilable à un art de vie, une sorte de rituel pour lequel on consacre un peu de son temps. Le santal est généralement commercialisé sous forme de copeaux ou de poudre. Cette dernière est plus simple à utiliser et à combiner avec d’autres senteurs. Longtemps menacé, le santal est aujourd’hui de mieux en mieux protégé. En Australie par exemple, le santal blanc est géré durablement : pour chaque arbre abattu, deux arbres sont replantés. Un moyen efficace de préserver ce bois odoriférant qui a besoin de grandir plusieurs décennies avant de délivrer toutes ses senteurs.

La poudre de bois de santal est habituellement utilisée sur des charbons, disposés dans un encensoir. On retrouve cette pratique millénaire dans la plupart des religions avec l’utilisation de résines aromatiques telles que l’oliban, la myrrhe ou le benjoin. Pour une diffusion plus douce et plus lente, la poudre de santal peut également être utilisée dans un brûle parfum. Avec de l’eau, ou posée sur des cristaux de sable. Ainsi, il n’y a presque pas de fumée, comme une senteur d’ambiance.

  • Santal indien en bâtonnet ou en cônes

Traditionnellement, l’encens indien santal est élaboré à partir de poudre de bois de santal, d’eau et de plantes. Ce mélange est malaxé jusqu'à l’obtention d’une pate homogène. Roulée autour d’une tige de bambou pour les bâtonnets ou façonnée en cônes. A ne pas confondre avec l’encens industriel dit « de trempage », qui est fabriqué à partir de poudre de bois sans odeur, de parfum de synthèse, de solvant et de colorant. Dans ce cas, vous ne bénéficiez pas des vertus du bois de santal, et l’odeur n’est pas comparable.

La couleur d’un encens industriel est parfois « flashy » et arbitraire. L’encens artisanal a la couleur et la texture du bois, des résines et des plantes qui le constituent. Par ailleurs, il présente une ligne moins régulière que celle de l’encens industriel.

Sous forme de bâtonnet, l’encens indien va brûler environ 1 heure. Il peut se consumer en plusieurs fois en cassant la pointe du bâtonnet sur le porte encens ou en la plongeant dans des cristaux de sable, si l’on utilise un récipient creux pour brûler les encens.

Sous forme de cône, l’encens va brûler plus rapidement car il n’est pas roulé autour d’une tige de bambou qui ralentit la combustion. La senteur se diffuse plus vite et elle ne contient pas de bois neutre. Les cônes peuvent être mis en scène dans un porte encens ajouré, créant subtilement des effets de fumée.

  • Santal japonais en bâton

L’encens japonais santal est élaboré selon une technique différente de celle de l’encens indien. Il est composé de poudre de santal, d’eau, de plantes et parfois d’huiles essentielles. Dont les recettes sont tenues secrètes. L’encens japonais est extrudé « comme des spaghettis ». Vu qu’il n’est pas roulé autour d’une tige de bois, les senteurs s’expriment sans intermédiaire. Grâce à sa forme fine, il brûle en diffusant très peu de fumée, gage de raffinement dans la culture japonaise. Pour autant, les senteurs sont bien présentes, et l’on ressent leurs notes agréables dans toute la maison. En considérant que ce n’est guère la fumée d’un encens qui parfume, mais surtout la zone en dessous du point de combustion.

  • Le message des plantes

A travers l’encens, la nature offre ses bienfaits. Pour le corps, l’esprit et le lieu de vie. Pas de parfums de synthèse, pas de produits toxiques : pas d’économie sur l’essentiel. Juste des senteurs naturelles utilisées depuis la nuit des temps. Que chacun expérimentera à sa convenance.

 

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