Le gratin dauphinois, une valeur sûre

Le gratin dauphinois est l'un des plats préférés des français. Une étude de la SOFRES datant de 2011 classe le gratin dauphinois en 13ème position derrière le magret de canard, les moules frites ou la blanquette de veau mais loin devant le tartare de bœuf, la très française andouillette, l'hamburger préparé avec plus ou moins de talent ou les traditionnelles coquillettes au jambon. En revanche, cette étude nous apprend également que le gratin dauphinois arrive en tête, sans surprise, dans le sud-est de la France où il détrône même le gigot d'agneau pourtant très apprécié.

Majoritairement considéré comme un plat du quotidien, le gratin dauphinois est également consommé lors des repas en famille ou avec des amis et dans de grandes occasions comme les fêtes de fin d'année. Lors de ces occasions particulières, il peut être agrémenté de morilles ou de cèpes afin de lui apporter une saveur plus festive. Dans sa forme traditionnelle (faut-il le rappeler ?) le véritable gratin dauphinois n'est composé que de pommes de terre, de crème, éventuellement de lait et d'un assaisonnement à base de sel, poivre et muscade. Fromage ou œufs n'ont aucune place dans le gratin dauphinois traditionnel tel qu'il est réalisé dans les villages du Vercors. Occasionnel en France, l'usage du fromage est quasi systématique hors de nos frontières et notamment au Québec.

Quel est le secret d'un bon gratin dauphinois ? Il n'y a sans doute pas un mais des secrets pour réussir parfaitement son gratin dauphinois. Tout d'abord, le choix des pommes de terre est primordial. On aura pris soin d'utiliser une variété à chair ferme comme la Monalisa , la Nicola, la Roseval, la traditionnelle belle de Fontenay, ou encore la Charlotte. Plus la pomme de terre sera riche en amidon, meilleur sera le gratin dauphinois. Ensuite, il est capital de ne pas rincer les pommes de terre une fois celles ci découpées en rondelles. Car c'est justement l'amidon qui liera les différents ingrédients pour leur donner cette saveur si particulière. Enfin, pour un bon gratin dauphinois, il ne faut pas être pressé. Plus lente est la cuisson, meilleure est la recette. L'idéal étant une cuisson lente à basse température afin de conserver un maximum de moelleux.

Respecter la tradition n'interdit pas de s'amuser un peu en remplaçant ou en complétant les pommes de terre avec d'autres légumes. Ainsi, on pourra tester une forme de gratin dauphinois avec des patates douces (attention à la cuisson qui sera alors plus rapide), des courges, du céleri rave ou des potimarrons, bref, tout légume à chair ferme. On terminera en évoquant le gratin de pommes de terre savoyard, totalement ignoré, où la crème sera remplacé par un délicieux bouillon de bœuf dégraissé. Un vrai régal pour les longues soirées d'hiver !

Sidebar