L’histoire du tampon cachet de – 3000 ans avant JC à 2015

Des débuts du tampon à nos jours

Croyant savoir ce qu’est un tampon encreur, on oublie souvent que cet outil d’entreprise a probablement scellé de son encre indélébile les plus grands événements de notre Histoire. Nous lui rendons donc la politesse en nous intéressant brièvement à l’invention qui a marqué le début de sa propre histoire mais aussi notre enfance ou la création de votre entreprise – le cachet d’entreprise étant l’application la plus courante désormais pour le grand public.

Les origines du tampon

Le plus ancien tampon trouvé à ce jour remonte à 4 000 ans avant J-C, il a été trouvé en Mésopotamie. Il s’agit d’un cylindre-sceau que l’on roulait sur une tablette en argile afin de marquer des motifs en relief et notamment sceller le col des jarres. Le tampon au Moyen Age alors correspond plus à un sceau. A cette période ce sont souvent des sceaux à relief qui permettent de laisser une empreinte dans une matière molle qui va durcir (cire, argile). Cependant en Asie, le sceau encre est plus utilisé, et cela depuis l’Antiquité, du fait de l’usage précoce du papier.

Les monogrammes, associations de 2 ou 3 lettres des initiales, sont également très usités à cette époque comme le fameux monogramme d’Henri II et de Catherine de Médicis, dont l’ensemble donnait celui de Diane de Poitiers, la favorite du Roi.

La valeur juridique médiévale du sceau est le fondement de la théorie juridique contemporaine de la signature. D’ailleurs l’inkan est aujourd’hui toujours utilisé au Japon comme signature.

Le hasard de Goodyear

Depuis Gutenberg et les Maîtres Graveurs, le sceau conserva sa valeur juridique et le tampon se développa dans l’administration et le commerce, sans toutefois connaître d’innovation majeure. Au 19ème siècle, une tentative d’amélioration grâce au caoutchouc échoua du fait des caractéristiques mécaniques de la matière, alors trop molle et qui ne conservait pas les formes.

La rupture technologique majeure, dans le domaine du tampon, date de 1839. Charles Goodyear a trouvé le moyen de vulcaniser le caoutchouc, c’est-à-dire rendre le caoutchouc dur afin qu’il garde définitivement la forme imposée lors de la vulcanisation. C’est ainsi qu’il inventa la version rigide du caoutchouc, qui restait l’élément indispensable pour garantir la pérennité et l’intégrité de l’empreinte.

C’est à partir de cette époque qu’il va se développer à grande échelle. La fabrication passe d’un procédé artisanal de précision à un procédé industriel de masse : en créant des moules, on peut couler et vulcaniser des empreintes en caoutchouc en série. C’est cette fabrication de grande ampleur qui rendra possible, près d’un siècle plus tard, la naissance du tampon automatique.

Reiner et Trodat sont ainsi devenus les principaux fabricants de tampons encreurs automatiques d’entreprise sur le continent européen, mais l’innovation ne s’est pas arrêtée. La startup La Tamponneuse a ainsi fait le pari des tampons pour s’attaquer à un marché plus jeune et décontracté. L‘inkan fait aussi son apparition en Europe avec la Japan Pop Culture et peut être un objet magnifique comme le Samurain tout en titane, primé au Good Design Award.

Le tampon n’est pas prêt de disparaître du paysage.


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