Pourquoi l’éclairage nocturne favorise le cancer du sein ?

Des chercheurs de l’université d’Oregon (État du Massachusetts) ont étudié l’explication physiologique des résultats de recherches antérieures ayant démontré qu’une exposition élevée de la femme à l’éclairage nocturne augmenterait le risque du cancer du sein. cancer-sein-dmoz-fr

En effet, les glandes mammaires chez la femme semblent être sensibles aux variations de l'exposition lumineuses. L’équipe de chercheurs a découvert qu’une tumeur peut se développer suite à des réactions hormonales excessives à la lumière de nuit.

La communauté de recherche médicale a récemment reconnu l’éventuelle affectation des facteurs environnants au développement du cancer du sein hormono-dépendant. Ceci est dû à travers les processus qui peuvent changer la structure normale du gène ou de la réactivité hormonale.

Parmi ces facteurs, on peut citer les produits chimiques et moins souvent l'exposition croissante à l’éclairage nocturne, tel que les lampadaires et les rayons lumineux des appareils numériques. Selon le rapport datant de 2011 de la Fondation Américaine de Sommeil, 95% des américains utilisent un dispositif électronique pendant au moins 1 heure avant de se coucher.

Rôle de la lumière naturelle dans la sécrétion hormonale

La lumière naturelle est l’élément principal pour régler l'horloge biologique et le rythme circadien de l'organisme. Ce mécanisme affecte la sécrétion des hormones et règle les cycles veille/sommeil ainsi que le fonctionnement du métabolisme humain. Donc, c’est par le biais de ce paramètre naturel que l’horloge interne de l’organisme règle la synchronisation et l'expression génétiques nécessaires pour le fonctionnement des cellules (croissance cellulaire, transcription et régénération de l'ADN).

Le gène responsable de la stabilité de l’horloge biologique :  Per2 est considéré comme un gène suppresseur de tumeur.

Impact massif de la lumière artificielle

Il a été théorisé qu’une exposition prolongée à la lumière artificielle pourrait perturber le comportement cellulaire normal et l’interaction génétique, en particulier dans les tissus hormono-dépendants des seins. D’ailleurs, les formes les plus agressives du cancer du sein sont dues à la non-réponse aux signaux de l’œstrogène et de la progestérone.

L’expérience proprement dite

Pendant trois semaines, les scientifiques ont exposé un groupe de souris femelles à un cycle de lumière prolongée de 18 heures et 6 heures d'obscurité.Un autre groupe de souris exposé à la lumière pendant 12 heures et 12 heures à l'obscurité. Les souris les plus exposées à la lumière ont considérablement ralenti leurs mouvements. D’importantes variations seulement au niveau de la sécrétion de la protéine Per2 dans les tissus mammaires ont été détectées.

En effet, il n'y avait pas de changement dans d'autres tissus cellulaires périphériques. Le ralentissement des activités des souris pourrait indiquer que le fonctionnement des cellules régulé par l'horloge biologique ne fut pas opérationnel au bon moment.

Seules les souris exposées à la lumière pendant une période étendue ont reconnu une nette chute de l’expression des gènes émettant le code génétique à alpha et bêta, récepteurs biochimiques d’œstrogènes. Ces derniers sont des protéines liées à l'ADN et agissent comme des interrupteurs des réponses cellulaires.

Une production abondante du récepteur d'œstrogènes bêta diminue la propagation du cancer du sein et le taux de mortalité. De ce fait, on peut déduire que l’exposition excessive à la lumière artificielle provoque la réduction du taux des récepteurs alpha et bêta au niveau des glandes mammaires

L’étude fournit de nouvelles pistes d'exploration pour déterminer ce qui pourrait déclencher le développement du cancer du sein. Elle met à la lumière les potentielles conséquences du mauvais usage de l’éclairage nocturne sur les seins.

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