Agneaux élevés en Limousin – Le Baronet

Le Limousin dispose d'atouts indéniables pour une production ovine de qualité, modernisée, innovante, en phase avec la demande sociétale qui consiste à rechercher des produits identifiés sans nuire à l'environnement.

Le Limousin dispose également, pour cette production, d'observatoires riches de nombreuses années d'enregistrements. En allant à la rencontre d'éleveurs professionnels d'agneaux, on sort nettement des sentiers battus d'un élevage traditionnel, pour souligner la compétence et le dynamisme de toute une filière soucieuse du revenu de ses producteurs et de la demande du consommateur.

L'agneau offre de réelles perspectives qui doivent permettre l'installation de nouveaux ateliers pour des éleveurs désirant allier qualité de la viande d'agneau, du revenu et du travail.

La production ovine : Une force pour le Limousin !

Avec ses différentes possibilités d'adaptation, l'élevage ovin participe à l'aménagement du territoire.

Le Limousin est situé dans un bassin de production qui représente 1/5 de la population française. 450 000 brebis, 1200 ateliers de plus de 100 brebis, 70% des éleveurs adhérents à 6 organisations de producteurs, des abattoirs spécialisés, le tout réparti sur trois départements, et dans un bassin de production détenant 20% du cheptel national. La production ovine est très présente, et ne se contente pasde répondre aux besoins des consommateurs, elle participe aussi fortement à l'économie régionale.

Le Baronet, agneau du Limousin : Certification de conformité produit en 1994. Indication géographique protégée en 2000. GIE Ovins du Limousin :

  • 1064 éleveurs
  • 231 500 brebis
  • 469 points de vente
  • 2038 tonnes en circuit identifié

En 2011, 1 514 tonnes de viande ont été vendues sous IGP (+ 4,4 % par rapport à 2010). Trois points de vente supplémentaire ont été identifiés. Le Baronet est distribué dans 201 boucheries traditionnelles. L’Alsace, la région parisienne et Rhône-Alpes concentrent plus de 50 % des ventes. 189 GMS ont contractualisé pour de l’Agneau du Limousin.

Au 1er janvier 2012, 932 éleveurs étaient engagées dans la filière IGP Baronet-Agneau du Limousin pour 192 765 brebis, soit une baisse de 2,6 %.

Deux phénomènes s’opposent : à l’amont, la sécheresse a provoqué une baisse de la troupe ovine ; à l’aval, une embellie se confirme avec une augmentation de la demande en produits sous Signes officiels de qualité.

Tous les points de vente disposent de PLV pour assurer une communication optimale quant à l’origine du produit, le Signe officiel de qualité, les noms et les marques associés.

En 2011, 271 points de vente ont eu une visite des représentants du GIE, 88 ont été contrôlés par l’organisme certificateur. 74 magasins ont organisé des animations dégustations sur deux jours (+ 9 %). À ces occasions, les ventes sont généralement multipliées par deux ou trois. Le GIE assure l’approvisionnement de ces points de vente en matériel de communication. L’organisme participe aussi à plusieurs manifestations et salons.

Le site internet www.le-baronet.com marche bien. Il a reçu 7 414 visiteurs et il a généré 37 contacts avec des consommateurs et des distributeurs prospects.

Après la vague télévisée de février 2011, l’agneau Baronet-Agneau du Limousin a participé à l’autofinancement de la communication radio de février 2012. Cet effet publicitaire s’est doublé d’un publipostage adressé à 4 000 artisans bouchers. Une communication a été également réalisée dans deux revues professionnelles : La boucherie française et Linéaires.

La démarche de reconquête ovine est ralentie par le manque de production, les deux tiers du cheptel ovin limousin sont déjà engagés dans cette filière. Pourtant, « il faut toujours trouver des idées neuves pour aller de l’avant et se différencier des autres marques », indique Michel Fourgeaud, le directeur. Deux voies sont donc explorées : communiquer sur l’alimentation non OGM des agneaux comme va le permettre le nouveau décret applicable au 1er juillet 2012 ; définir des catégories de clients distributeurs selon leur activité, leur zone d’implantation et l’acceptation du prix pour apporter à chacune un appui personnalisé. Ce dernier point est pour le moment étudié par un ingénieur stagiaire. « La période actuelle, où la demande en produits sous Signes officiels de qualité augmente et où l’offre baisse, est favorable à la consolidation de la valeur ajoutée qui favorise une production non délocalisable », conclut Michel Fourgeaud.

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