Chirurgie esthétique : Vers une démocratisation ?

Caprices de stars

L’origine militaire (la réparation du visage et de membres mutilés) de la chirurgie plastique est un lointain souvenir. L’engouement de quelques starlettes pour ces opérations « miracles » qui font un nez plus harmonieux et une bouche plus en adéquation avec les normes de beauté a fait oublier la raison première de la chirurgie réparatrice.

En même temps, ce déplacement assez rapide vers une chirurgie purement esthétique a consacré le succès de cette pratique qui est aussi devenue une mode chez des femmes fortunées soucieuses de ressembler aux canons de beauté de leur époque mais surtout de faire disparaître les marques du temps.

L’idée que la chirurgie esthétique serait réservée à quelques nantis a encore un fond de vérité : la majeure partie des interventions coutent chères. Une rhinoplastie simple (chirurgie d’harmonisation du nez) est facturée entre 2300 et 3800€. Ces prix sont en plus à la charge intégrale du patient puisque les interventions qu’ils concernent sont considérés comme de la médecine de confort et ne sont pas remboursés par la sécurité sociale et quasiment jamais par les mutuelles.

En fait, au-delà d’une clientèle « richissime », on constate que c’est la génération baby boom qui a le plus recours à la chirurgie esthétique, c’est-à-dire précisément un public de patients potentiels qui a de l’argent. Les « baby boomers » ont les moyens, refusent de vieillir et sont dans la cible des chirurgiens esthétique. Résultat : ils constituent donc une clientèle « logique » pour la chirurgie plastique.

Rhinoplastie mais aussi et surtout lifting (lifting frontal, cervico-facial, injections de Botox) figurent parmi les interventions les plus sollicitées par ces patients.

La chirurgie démocratique est à l’étranger

A côté de cette chirurgie pour « riches », s’est développée une chirurgie plus accessible à l’étranger.
Pays de l’est (République Tchèque, Bulgarie, Roumanie), Maghreb, Inde …Ces régions sont devenues des destinations dites de tourisme médical dont le choix par les patients est d’abord une affaire de prix.  Les tarifs d’une rhinoplastie en Tunisie sont évidemment beaucoup plus compétitifs que dans l’hexagone. Lorsque l’on sait par ailleurs que la France est le 14 ème pays consommateur de chirurgie plastique dans le monde, on se dit que choisir contre certains avis, l’option  chirurgie esthétique Tunisie sera encore longtemps vrai.

Faut-il craindre une chirurgie à 2 vitesses ?

C’est sans nul doute la principale crainte des personnes qui sont obligées de partir à l’étranger. Elles craignent de perdre en efficacité, ce qu’elles vont gagner en termes de prix. Pire, elles peuvent craindre pour leur sécurité en se disant que la structure hospitalière qui va les accueillir ne sera pas au niveau de celles qu’elles connaissent en France.
Si l’appréhension est légitime, elle n’est pas forcément justifiée. Si les retours d’expérience sont une source d’information parfois pertinente, il suffit bien souvent de faire quelques recherches pour s’apercevoir que certains pays souffrent largement la comparaison avec les systèmes de santé européens.

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