Mutuelle dentaire : halte aux remboursements nous dit l‘État !

Alors que l’État n’a pas augmenté ses tarifs de remboursements dentaires au cours des dix dernières, il met maintenant les pieds dans le plat pour demander aux mutuelles dentaires (mais aussi aux mutuelles optiques, hospitalières, etc.) de rembourser moins leurs adhérents. Pourquoi l’État s’intéresse-t-il maintenant de près aux dépenses médicales et plus précisément aux dentaires ?

La mutuelle dentaire en visière

Alors que les frais dentaires sont plus élevés que jamais, bon nombre de Français auraient apprécié voir une rehausse des remboursements dentaires (info) de la part de la Sécurité Sociale, qui, soit dit en passant, n’a pas augmenté ses tarifs de remboursements dentaires depuis maintenant plus de 10 ans. Et c’est là tout le contraire qui se passe, et ce, à l’initiative de l’État.

Le gouvernement a demandé aux mutuelles dentaires, optiques mais aussi aux mutuelles générales, de baisser les taux de remboursement qu’elles accordent à leurs adhérents. Le but est simple : une baisse des remboursements des mutuelles dentaires pourraient et devraient entrainer une baisse des frais dentaires, optiques et généraux. Pour les mutuelles optiques, l’État mise sur une baisse du prix d’achat des lunettes, etc.

Le texte de loi, qui fera son apparition d’ici peu, va ainsi faire entrer une fiscalité plus lourde à la charge des mutuelles ne diminuant pas les remboursements qu’elles accordent. Les mutuelles ont donc le choix de modifier les remboursements à leur guise, mais, si ceux-ci ne vont pas dans le sens de l’État, alors les charges seront plus élevées. Ce qui signifie aussi des mensualités plus élevées pour l’adhérent afin de compenser cette fiscalité outragée, et donc des frais  en plus à la charge des Français.

Les conséquences d’une baisse des frais dentaires

Si les  mutuelles dentaires doivent diminuer leurs remboursements dentaires, cela signifie aussi que les dentistes devront pratiquer des prix nettement moins élevés car une grande majorité des Français ne peuvent déjà plus se payer des soins dentaires.

En revanche, si les dentistes doivent baisser leur prix, on peut être sûr qu’ils ne le feront pas pour les beaux yeux de leurs patients mais qu’ils trouveront une autre solution pour palier à ce problème : les dentistes, mais aussi les opticiens ou encore les généralistes, privilégieront donc la quantité de patients à la qualité des soins dentaires, optiques, etc. Les soins seront faits plus rapidement, les consultations seront plus courtes, et c’est donc encore une fois le patient qui subira les conséquences d’une mesure gouvernementale inadaptée.

Les conséquences pour les mutuelles dentaires

Pour les mutuelles dentaires, les conséquences ne devraient pas être extrêmement lourdes dans le sens où les Français auront toujours besoin de remboursements dentaires, même si ceux-ci se voient diminués (ou alors inchangés en cas de mensualité plus élevées). Le risque pour les Français se trouve surtout aux niveaux du nombre de mutuelles dentaires, optiques, générales qu’ils vont avoir. La première mutuelle remboursera la majorité des soins dentaires par exemple, et la deuxième mutuelle dentaire devra faire l’appoint afin de limiter le ticket modérateur.

Il s’agit là encore d’un problème considérable puisque le but de l’État était de faire baisser le prix des soins dentaires et optiques, mais cette baisse se traduira simplement par une hausse des mensualités versées par le contribuable. On donne donc l’impression qu’il y a une baisse pour le contribuable (sur les prothèses par exemple), mais il paiera au final des mensualités similaires à ce qu’il a pu payer ces dernières années en frais dentaires, optiques, hospitaliers etc.

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