Autodidacte – L’atout d’une vision généraliste et personnalisée qui enrichit un métier.

Je souhaiterai partager en quelques lignes, les leçons d'un parcours d'autodidacte et peut être encourager d'autres personnes à se lancer dans une passion, même si leurs années de jeunesse ne les ont pas préparés à cela.

Être autodidacte dans l'apprentissage d'un métier, et particulièrement pour moi dans le secteur de l'informatique et du web comporte plusieurs difficultés, car on a du mal à se défaire d'une inquiétude constante celle d'être peut-être passé à côté d'un savoir qui nous ferait défaut. Cependant avec le recul on constate que cet état de solitude génère des capacités que d'autres “diplômés – certifiés” ne vont pas développer.

Mon expérience en la matière s'est forgée sur une trentaine d'années d'activité professionnelle, des incursions dans une large variété de secteurs tertiaires: milieu médical, milieu de la restauration, milieu de l'entreprise…

Une série d'adaptations et de grands-écarts qui déstabilise un peu mais qui enrichit profondément notre source d'inspiration et de connaissance de l'autre.

Toujours aux aguets, toujours en souplesse et à l'écoute pour être rapidement utile et se mettre à la hauteur de ceux qui ont reçus une formation ciblée et “validante”.

Douée pour les activités artistiques, musique et dessin, j'ai conservé ce goût d'harmoniser les choses autour de moi, tout autant que d'harmoniser les rapports entre les personnes.

Tisser des liens, montrer de la tolérance et de l'attention à l'autre mais sans entrer dans une situation forcée ou hypocrite comme nous l'enseigne le milieu du business où pour être efficace à court terme l'on adopte des codes de bonne conduite, des styles passe-partout, des attitudes qui flattent la part superficielle de la “proie clientèle”.

Eh bien non, même dans le travail la superficialité ne paie pas, mieux vaut rester près de sa vraie nature et exprimer ce que l'on est.

Y a-t-il vraiment une contre partie à cela ? Cela réduit-il le champ des clients potentiels ? Non !  mon expérience m'a démontré que non, bien au contraire.

Ce qui est vrai, c'est que naturellement s'éloignent de votre offre, les personnes qui n'ont pas les mêmes critères mais avec qui nous n'aurions jamais trouvé de terrain d'entente sans y laisser une part de nous même, ce qui signifie, contrariété, contrainte et difficultés démultipliées.

Cette sélection s'opère naturellement au profit de commanditaires qui, parce qu'ils sont plus proches de votre vision, vont apprécier votre travail, vous le faire savoir et dans un climat de sympathie, le déroulement des tâches s'en trouve grandement facilité, les obstacles aisément franchis.

On se surpasse davantage à vouloir faire plaisir et honorer une confiance donnée, qu'à devoir prouver son mérite ou ses capacités à quelqu'un qui en doute et vous jauge sur des critères de hiérarchie.

Mon propos ne vise pas à disqualifier les acquis des formations diplômantes qui sont des ressources incontestables, mais à faire sortir de l'ombre des richesses autres, acquises par une certaine forme de générosité et d'humilité  et une  forme de débrouillardise qui se développe obligatoirement et trouve son chemin inventif.

Une réussite c'est d'abord la satisfaction d'utiliser son temps à faire ce qui nous plait et non ce qui nous stresse et nous appauvri.

C'est vouloir être bon sans être le meilleur comme dit Michel Serre à ses étudiants. C'est être reconnaissant à toutes les formes de partage du savoir libre et gratuit, la grande opportunité du NET, qui donne leur chance à ceux qui désirent s'engager seuls sur des pistes inconnues mais balisées par d'autres aux 4 coins de la planète, et ces balises sont pour lui autant de mains tendues qui exhalent des parfums d'amitié ou d'humanité.

La liberté du NET, sa grandeur et sa force, c'est de faire table rase des a-priori sur la personne, de ne rien exiger en retour, pas de laisser-passer à montrer, juste cette immense chance de puiser à la source des échanges incognito, ce dont on a besoin est offert, comme l'on boit à la rivière… une immense bulle d'oxygène alors que la structure et la standardisation allait nous asphyxier.

Puisque l'on peut laisser un lien sur cet article, je me permets de vous proposer de porter un regard sur la page webcreation11 , une interface ou je revendique ce que peut être l'engagement d'une signature, non pas dans un trait d'arrogance, mais dans l'idée de souligner cette potentialité d'exister sur un terrain où l'on n'était pas attendue.

 

 

 

 

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