Qu’est-ce que la lettre de l’année dans la Santeria ?

La lettre de l’année est un événement organisé par les prêtres d’Ifa à Cuba et dans d’autres pays du monde qui permet d’obtenir des orientations pour améliorer la vie des pratiquants et des non pratiquants. Ces orientations se basent sur le message métaphorique d’Ifa à travers la prophétie qui est définie pendant cet événement.

La   « Comisión Organizadora de la Letra del Año » est un groupe de prêtres d’Ifa qui s’est réuni pour la première fois le 31 décembre 1986. Les fondateurs ont été : Frank Cabrera Awo Obe She, Lázaro Marquetti Awo Okana Wete (ibae) et un petit groupe de babalawos qui ont fait réalité les désirs du grand babalawo cubain, Miguel Febles Padrón, Awo Odi Ka. Le prêtre d’Ifa Bernardo Rojas s’est occupé jusqu’à son décès en 1959 de la direction de l’ouverture de la lettre de l’année. A partir de ce moment, les prêtres ont perdu l’unité et plusieurs groupes de babalawos se réunissaient, chacun de leur côté, à la date prévue pour obtenir la lettre de l’année, ce qui créait la confusion parmi les pratiquants. A cette époque-là, la religion était marginalisée et ces événements n’intéressaient qu’un groupe réduit de pratiquants raison pour laquelle, il n’avait pas une grande répercussion sociale. Quand la « Comisión Organizadora de la Letra del Año » a commencé a réaliser les cérémonies en 1986, en réunissant les différents groupes de babalawos, personne n’a pensé que cette initiative allait perdurer dans le temps, mais le nombre de babalawos qui participaient à l’événement augmentait chaque année. Par ailleurs, les prédictions de la « Comisión » , résultat d’une profonde analyse du signe régent menée par des babalawos très compétents, ont fait possible que cette manifestation attire l’attention d’un grand nombre de personnes et non seulement des pratiquants de la Santeria et d’Ifa. Les prédictions permettent prendre les bonnes initiatives pour atteindre nos buts, nous préviennent des possibles embûches que nous pouvons rencontrer et nos montrent la façon de nous procurer la protections des divinités. Après plus de 25 ans, la « Comisión » jouit du respect du peuple religieux de Cuba ainsi que celui d’autres pays du monde qui attendent ses orientations pour les appliquer dans leur vie. Actuellement la « Comisión » réunit plus de 900 prêtres d’Ifa. La  « Comisión » n’a pas de ressources pour imprimer des documents, n’obtient aucun bénéfice économique et les personnes qui participent aux cérémonies ne perçoivent aucune rémunération. –

Le code éthique d’Ifa naît dans le odun Ika Fun et il s’agit d’un ensemble de règles que doivent respecter les babalawos ainsi que les croyants de la règle d’Osha-Ifa (santeria). Ces règles sont les suivantes :

  1. Le awo (babalawo) ne doit pas dire ce qu’il ne connaît pas.
  2. Le awo ne doit pas réaliser des cérémonies dont il n’a pas les connaissances nécessaires.
  3. Le awo ne doit pas orienter une personne à prendre un mauvais chemin.
  4. Le awo ne doit pas tromper les gens.
  5. Le awo ne doit pas se faire passer par un sage s’il ne l’est pas.
  6. Le awo doit être humble et ne pas être égocentrique.
  7. Le awo ne doit pas être mal intentionné.
  8. Le awo ne doit pas rompre les tabous ni les interdictions.
  9. Le awo doit maintenir ses outils de travail propres.
  10. Le awo doit maintenir son ilé (maison-temple) propre.
  11. Le awo doit respecter les plus faibles.
  12. Le awo doit respecter les anciens.
  13. Le awo doit respecter les lois de la morale.
  14. Le awo ne doit jamais trahir un ami.
  15. Le awo ne doit pas révéler ses secrets.
  16. Le awo doit respecter les autres awos.

Le awo a la responsabilité de se conduire avec honnêteté et de respecter les dispositions d’Ifa.

Ces règles d’Ifa concernent non seulement les babalawos mais aussi tous les croyants.

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