Avez-vous la “poulpe attitude” : affaire d’intuition !

La conscience de la pieuvre

La population de céphalopodes dans le monde est en augmentation depuis soixante ans, assurent des biologistes marins qui soulignent la remarquable capacité d’adaptation de ces créatures visqueuses. De quoi effrayer Victor Hugo qui écrivait dans Les Travailleurs de la mer que « si l’épouvante est un but, la pieuvre est un chef-d’œuvre », et réjouir la naturaliste américaine Sy Montgomery, qui soutient dans The Soul of an Octopus que ces mollusques sont intelligents et dotés d’une conscience. Hélas, la réalité des pieuvres est tellement différente de la nôtre que nous avons des difficultés à l’accepter.
Les poulpes goûtent grâce à leur peau, ont la bouche sous les aisselles et se faufilent dans des trous gros comme une pomme. Leur cerveau dispose de 300 millions de neurones, soit 100 millions de plus que le rat, qui n’est pas le dernier pour apprendre. Ces capacités ne leur servent pas seulement à chercher de la nourriture ou à se garder des prédateurs. Ces céphalopodes peuvent montrer de la curiosité, apprendre à utiliser des outils, voire faire des tentatives d’évasions spectaculaires : des pieuvres ont été capables de ramper sur plusieurs étages ou de briser la plomberie de leur bassin dans les aquariums où elles étaient captives.

Avez-vous la poulpe attitude ?

 Rappelez-vous Paul, célèbre représentant de son espèce, qui prédisait à coup sûr les résultats des matchs de coupe du monde !
Nous avons les mêmes atouts que lui, mais nous ne savons pas toujours les utiliser. Et pourtant… Repérer un menteur ou un bluffeur au poker, recruter le collaborateur idéal, s orienter sans boussole dans la bonne direction, faire le bon choix en amour : tout est affaire d'intuition !
Si un poulpe y arrive, pourquoi pas vous ?

Elles peuvent surtout faire preuve de personnalité en donnant des témoignages d’affection ou de haine. Sy Montgommery a ainsi passé une heure à câliner Octavia, une pieuvre géante, mais aussi vu certains de ses congénères montrer leur mécontentement en utilisant leur jet d’eau. D’une manière générale, les poulpes peuvent manifester toute une palette d’émotions (la curiosité, l’excitation, la frustration, la colère) en changeant de couleur. Le rouge, par exemple, serait un signe d’enthousiasme.

Si l’épouvante est un but, la pieuvre est un chef-d’œuvre », écrivait Victor Hugo dans Les Travailleurs de la mer. L’essai de Sy Montgomery peut se lire comme la réponse argumentée d’une amoureuse des poulpes au grand écrivain. Cette naturaliste américaine raconte être restée enlacée pendant plus d’une heure avec Octavia, céphalopode pensionnaire d’un aquarium de Boston. « Je caressais sa tête, ses bras, absorbée par sa présence. Elle semblait tout aussi attentive à moi. » Les pieuvres sont des animaux remarquablement expressifs. Elles peuvent manifester toute une palette d’émotions (la curiosité, l’excitation, la frustration, la colère) en changeant de couleur. Le rouge, par exemple, serait le signe d’une pieuvre enthousiaste. Le mollusque est aussi connu pour son intelligence. « Montgomery raconte de fascinantes histoires de pieuvres se servant d’outils et de pieuvres évadées de leur aquarium, qui explorent les environs et – dans un cas au moins – descendent pour ce faire un étage en rampant », lit-on dans le Times Literary Supplement. Des scientifiques ont récemment procédé au séquençage du génome d’une espèce du Pacifique. Il a révélé des gènes liés au développement neuronal que l’on croyait jusqu’alors réservés aux vertébrés.

Les poulpes et pieuvres, rois de l'évasion !

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